Nous n’avons aucunes nouvelles des trois autres motos, mais tout le monde pense qu’elles sont devant.
Il va falloir bien rouler pour arriver à l’heure à Cody.
Malheureusement, après avoir passer la Sylvan Pass et alors que nous avons à peine attaquer la descente, nous sommes bloqués car la circulation est arrêtée. Alors que l’on croît que c’est encore pour voir des animaux, un ranger nous apprend qu’il y a eu un glissement de terrain plus bas et la route est ensevelie sur une centaine de mètres. Mais qu’il n’y en a pas pour très longtemps car les engins sont déjà au travail.
Indy nous prévient que tout à l’heure il faudra bien rouler pour essayer de ne pas arriver trop tard et ne pas louper complètement le rodéo.
Il nous dit que si l’on se fait arrêter par la police pour excès de vitesse, il faut leur dire que l’on est français et que l’on confond les miles et les kilomètres. Ils n’insistent pas trop avec les français car nous avons la réputation d’être "bordeliques".
On va quand même attendre une heure avant que les véhicules devant nous commencent à avancer.
Et ça roule vraiment très doucement, il faut franchir la partie de la route où s’est produit l’éboulement. Les bulldozers ont bien dégagés mais en motos il faut faire très attention, il y a encore pas mal de pierres sur la route.
Une fois l’entrée Est du parc franchie, Indy qui est devant accélère, nous le suivons et même le dépassons.
On roule vite, très vite. La route est superbe, le revêtement est en très bon état et les courbes sont larges.
Nous accélérons encore, les passagères se cramponnent tant bien que mal et les appareils photos restent pendus autour de leur cou.
Il y aura très peu de photos de cette partie de l'étape ...
Nous doublons des groupes de bikers qui devaient être bloqués comme nous.
Ils sont sûrement en routes pour Sturgis et doivent se demander qui sont ces "furieux" qui roulent à "tombeau ouvert".
L’aiguille de mon compteur oscille entre 90 et 100 miles/heure dans les lignes droites. Dans certains virages je suis obligé de freiner "à mort" pour négocier les trajectoires.
Nous arrivons à Buffalo Bill Reservoir ce qui nous oblige à réduire l’allure car il y a un peu plus de circulation.