8 août : Cody (WY) - Casper (WY)
comme tous les jours nous nous retrouvons à 8:00 devant l'hôtel. Ce matin nous allons visiter le Buffalo Bill Historical Center, une sorte de musé. Malheureusement il n'ouvre qu'à 9:00 et nous avons donc une heure à tuer. Comme certains magasins sont déjà ouverts nous en profitons pour faire du lèche-vitrine. Dans un magasin d’équipement pour cowboys j’achète des conchos pour le blouson de cuir acheté à Salt Lake. Puis nous nous rejoignons l'Historical Center. Nous n'avons que deux heures à lui consacrer.
A l'intérieur il y a des salles dédiées à toutes sortes de thèmes : Il y en a une qui explique la géologie et les animaux de la région, une autre est consacrée à la vie des "Native American". Dans d'autres, des centaines d'armes sont exposées représentant ce qui c'est fabriqué aux USA comme carabines et revolvers de chaque modèle et de chaque marque. C'est impressionnant. Il y a beaucoup de sculptures, de peintures et d’animaux naturalisés. Le bâtiment est moderne, une lumière douce éclaire chaque salle, c'est vraiment très beau et très bien exposé. Cette visite mériterait que l'on dispose beaucoup plus de temps. Il y a tellement de choses à voir...
Mais le temps passe et nous nous dirigeons à regret vers la sortie. Nous retraversons Cody pour rallier Thermopolis notre prochaine étape. A la sortie de Cody, après l'aéroport, nous ratons la route 120 et continuons sur la 20 faisant un détour par Greybull. On s'en aperçoit trop tard à quelques miles avant Greybull. Tans pis ! L'étape sera un peu plus longue. Au début le paysage est montagneux puis rapidement, en se rapprochant de Greybull, il cède la place à des collines herbeuses puis à de grandes plaines. Cela devient vite monotone. Enfin cela s'arrange un peu en arrivant sur Thermopolis.
Il est 13:30 et nous faisons halte au Star Plunge Water Park. Nous déjeunons dans une salle du Recreation Center, puis visitons rapidement le parc. Ca sent le soufre, c'est un "Yellowstone" en tout petit ! Des sources d'eau chaude jaillissent un peu partout. La partie près de la Wind River est belle. Un "twisted bridge" enjambe la rivière, nous passons dessus. La sensation est bizarre, le pont oscille à chaque pas. Bien sûr nous faisons des efforts pour accentuer le balancement. On n’insiste pas trop car on attraperait vite le mal de mer .... En dessous l’eau coule lentement, quelques iles parsèment la rivière et des canards semblent occuper à d’obscures besognes.
Nous reprenons la route, nous longeons la Wind River. Un train qui n'en finit pas s'étire sur l'autre rive. Nous le rejoignons à la passe qui ferme la vallée avant de déboucher sur Boysen Reservoir. Nous surplombons la retenue d'eau, les miles défilent rapidement. Nous avons encore beaucoup de route avant Casper où nous devons aussi visiter Fort Casper avant de rejoindre l'hôtel. Après avoir traversé Shoshoni, le paysage se transforme vraiment en plaine. La route s'étale à l'infini entre des étendues herbeuses. Elle est bordée de palissades derrière lesquelles des animaux, on dirait des daims, paissent tranquillement. C'est vraiment monotone ! Il n'y a rien pour occuper l'esprit et j'ai tendance à somnoler. Nous roulons assez vite, un peu plus que la vitesse autorisée afin de grignoter quelques minutes.
Il est plus de 18:00 quand nous arrivons à Casper. Nous nous dirigeons directement vers le fort. Il n'y a personne mais c'est en accès libre. Nous faisons le tour, il n'y a pas grand chose à voir. Par contre il est expliqué que Casper était un lieu de départ pour l'Oregon Trail, il y a aussi diverses explications sur l'équipement qui devait composé un chariot pour les pionniers qui tentaient l'aventure. Il y a même un chariot tout équipé en exposition.
Nous regagnons notre hôtel, il est environs 20:00. C'est nuit noire lorsque nous nous présentons à un restaurant mexicain pour dîner. Ils sont un peu étonné de nous voir arriver si tard mais refuser 15 personnes doit les faire hésiter. Aussi nous invitent-ils à entrer. Il n'y a presque personnes car les américains dinent tôt. Ils nous installent sur une sorte de mezzanine et nous patientons. Au plafond des lustres-ventilateurs brassent l'air pour essayer d'amener un peu de fraicheur. Sur l'un d'eux, le globe protégeant l'ampoule semble plutôt mal accroché. Je dis à mon épouse : "Si j'étais Hélène, je ne serais pas rassuré avec ça au dessus de la tête". J'ai à peine fini ma phrase que le globe se détache et tombe sur la tête d'Hélène puis éclate par terre. On prévient le personnel, ils viennent nettoyer les dégâts, mais pas un mot d'excuse. Peut-être la barrière de la langue ! Il est encore très tard lorsque nous nous couchons enfin. Encore une longue journée bien remplie !
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