Plus nous montons au nord et plus le vent devient violent. J'ai du mal à diriger la moto.
Le vent nous assaille par rafales me faisant faire des embardés de plus en plus grandes.
Je suis obligé de tourner le guidon sur la gauche pour tenir la trajectoire, le vent me poussant sur la droite.
Malgré le poids de la moto, celle-ci ne résiste pas et suit le vent. Peut-être à cause du pare-brise et du "nez de cochon". On nomme comme cela, le carénage de la fourche avant.
Mais quand les rafales cessent soudainement, à chaque fois je me retrouve sur la voie de gauche, ceci me provoquant quelques sueurs froides.
Après quelques heures de ce régime, de lutte contre ce vent, j'ai mal au bras et aux épaules.
Il me tarde, une nouvelle fois que l'étape finisse.
Malheureusement, je trouve que les miles défilent trop lentement à mon gré.
Ce qui est triste, c'est que l'on n'apprécie pas beaucoup le paysage avec ce temps !
Quand on s'arrête, il faut lutter contre le vent pour marcher et prendre les photos.
Quand on roule c'est encore pire. Et la température n'est pas terrible non plus.
Pourtant la côte qui défile à notre gauche est vraiment belle.